|
METHODES DE VENTE |
Prime
en argent
Mme B a reçu de la Sté "B..." spécialisée dans les médecines
douces des prospectus auxquels était joint un avis d'attribution personnelle.
"Mme B doit recevoir sa prime annuelle en argent".
"Ce n'est pas un jeu, mais bien un cadeau".
Une provision de 3.000 € de primes annuelles à remettre à ses meilleures
clientes a été prévue par la Direction Financière.
Afin d'accélérer l'envoi, Mme B a passé une commande. Toujours dans l'attente
de sa prime, des éclaircissements ont été demandés à cette société de VPC
qui a expliqué : "Cette prime en argent est constituée d'un objet en
argent. La somme des cadeaux ainsi distribuée représente 3.000 €".
Nulle part le mot objet ne figurant sur les prospectus, le mot
"argent" peut s'interpréter dans son sens financier.
Ce dossier a été envoyé au réseau Arnaques Infos, piloté par UFC Que
Choisir Quimper, spécialisé dans ce type de problème.
(Consommateur
briard n° 56, octobre 2006)
Vente
à distance
Les émissions
de téléachats proposent sur nos petits écrans des produits sélectionnés afin
de susciter des commandes. Celles-ci affluent mais la gestion informatique est
dépassée, d'où multiplication des litiges, dont voici deux exemples :
* M.B a commandé le 26/06/02 un produit "Barrage aux insectes" et
réglé 42.45 € par chèque. Cet article ne lui est jamais parvenu, cependant le
chèque a été débité en octobre malgré une demande d'annulation et de remboursement
enregistrée le 25/09/02.
En janvier, nous sommes intervenus auprès de la société de téléachat qui nous
a répondu ne plus trouver trace de la commande et en demandant copie de l'avis
de débit de M.B.
Cette affaire n'est toujours pas réglée : la société de téléachat a manque à
ses engagements de livrer ou de rembourser.
* En mars 02, M.S a commandé un robot et réglé 517.42 € par chèque.
A réception du colis, il manquait la housse de protection du robot. La réclamation
de M.S étant restée sans réponse, nous sommes intervenus auprès de la société
de téléachat sans plus de succès, car le téléspectateur aurait confondu avec
la présentation d'un autre appareil !
M.S avait enregistré l'émission sur une cassette où l'on peut voir cette housse.
Les règles du téléachat
Elles suivent les règles des ventes à distance selon l'article L121-16
du Code de la Consommation. L'acheteur d'un produit dispose d'un délai de 7
jours francs à compter de la livraison de sa commande pour échange ou remboursement,
sans pénalités, à l'exception des frais de retour.
Article L121-18 : dans toute offre de vente d'un bien ou de fourniture,
d'une prestation de service qui est faite à distance à un consommateur, le professionnel
est tenu d'indiquer le nom de son entreprise, ses coordonnées téléphoniques
ainsi que l'adresse de son siège et, si elle est différente, celle de l'établissement
responsable de l'offre.
Article 121-20-3 : le fournisseur doit exécuter la livraison dans un délai de
30 jours à compter du lendemain du jour où le client a transmis sa commande,
sauf si une durée différente est prévue au contrat. Si les lettres de réclamation
(LR/AR) restent infructueuses, il reste un dernier recours, saisir le tribunal
d'instance si la commande n'excède pas 3.800 €. Etant donné les faibles montants
en jeu, il est difficile pour le consommateur d'engager des poursuites.
(Consommateur Briard n° 48, novembre 2003)