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AUTOMOBILE |
Il est fréquent que
lors de l'achat d'un véhicule, que le vendeur professionnel vous propose
en contrepartie la reprise de votre ancien véhicule en vue d'un paiement
partiel de la transaction.
Souvent le vendeur se propose également de se charger des démarches
administratives concernant la carte d'immatriculation du véhicule. C'était
le cas de M N en 2003, lors de l'achat d'un véhicule chez un mandataire
de Marne la Vallée qui a repris son ancien véhicule. Quelle ne
fut pas sa surprise lors qu'en 2009, il reçut les amendes à payer
(total 150 ) pour des infractions commises par un tiers avec son ancien
véhicule ( de 1991 et kilométrage 150 000 en 2003).Le service
des cartes grises de la Préfecture lui a indiqué que la carte
grise étant toujours à son nom, il devait payer les amendes selon
l'article L21 du Code de la Route, puisqu'il ne connaît pas l'auteur de
l'infraction. Selon l'article R 322-4 du nouveau Code de la Route " en
cas de changement de propriétaire d'un véhicule soumis à
une immatriculation et déjà immatriculé, l'ancien propriétaire
doit adresser, dans les 15 jours suivant la mutation, au Préfet du département
du lieu d'immatriculation une déclaration l'informant de cette mutation
et indiquant l'identité et le domicile déclarés par le
nouveau propriétaire. Il faut utiliser le formulaire CERFA 13754_01 https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_13754_01.do
Désormais M N ira
vérifier en Préfecture si la carte grise d'un véhicule
cédé n'est plus à son nom.
Consommateur Briard n° 66, juin 2010
Véhicules hors d'usage (V.H.U)
Un VHU est un véhicule
complet. Il est considéré comme un déchet dangereux et
comme tel doit faire l'objet de traitements particuliers afin de prévenir
tout risque de pollution grave du sol et de l'eau.
En dehors des transactions de prime à la casse, les propriétaires
qui envisagent de se séparer de leur véhicule, quelle que soit
son ancienneté, doivent le confier à un broyeur et/ou démolisseur
agréé.
Un numéro d'agrément est délivré par la Préfecture
après contrôle de conformité des installations soit de démolition
soit de broyage recevant cette catégorie de déchet dangereux.
Il est affiché à l'entrée de l'établissement accompagné
ou non d'un logo.
Cet agrément est délivré pour une durée maximale
de 6 ans.
Bon à savoir : aucun
frais ne doit être facturé par le professionnel agréé
pour la remise du véhicule complet. Frais de remorquage payants.
Un VHU remis par un propriétaire en dehors de ces sites agréés
est en infraction avec l'article R635-8 du code pénal et encourt une
contravention de la 5ème classe. (1500 ).
Site de l’ADEME à
consulter : http://www.recyclermavoiture.fr/vhu/
Pour connaître les démolisseurs et/ou broyeurs agréés
en Seine et Marne,
entrer les mots clé “ broyeurs démolisseurs VHU en seine et marne
” et choisir “ préfecture 77 ”
ou http://www.seine-et-marne.pref.gouv.fr/sections/actions_de_l_etat/developpement_durabl
Consommateur Briard n° 66, juin 2010
Le remplacement
des pneus : conseils d'achat
Le marché du pneu de remplacement est évalué à 3 200 000 pneus par an.
En terme de sécurité, les pneumatiques sont des éléments essentiels d'une voiture
et ils représentent la 2ème cause d'entrée en atelier après la vidange.
Il a donc semblé important de faire un point sur les pratiques commerciales
et les informations dispensées dans ce secteur.
Du 18/11 au 2/12/06, nos enquêteurs bénévoles se sont présentés dans les centres
appartenant aux principales enseignes de centre auto.
Il fallait faire établir un devis correspondant au remplacement des 2 pneus
avant d'une Renault Scénic en spécifiant une seule référence de pneus : Michelin
185/65 R15 88 T, en même temps demander des conseils de sécurité et des informations
pratiques.
1 - Faut il monter des pneus neufs à l'avant ou à l'arrière ?
Les fabricants de pneus recommandent le montage des pneus neufs à l'arrière
pour la sécurité. Les 2/3 des vendeurs ont correctement renseigné le client.
2 - Y a-t-il des précautions à prendre au début, lorsqu'on roule avec des
pneus neufs ?
Il est recommandé de rouler à une vitesse moyenne pendant 200 à 300 kms
jusqu'à ce que la bande de roulement soit un peu rugueuse. Dans une très grande
majorité, les vendeurs n'ont prodigué aucun conseil de prudence.
3 - Comment voit-on qu'un pneu est usé ?
La majorité des vendeurs a détaillé la notion de témoins d'usure et 5 l'ont
montré sur un pneu en magasin.
4 - Comment de temps durent les pneus avant ?
De nombreux vendeurs ont donné une fourchette de kilomètres allant de 30
ou 40 000 kms à 50 ou 60 000 kms tout en avançant une réponse logique (cela
dépend de la conduite, de la marque des pneus...)
5 - Equilibrage des roues
Le changement des pneus implique nécessairement l'équilibrage des roues
afin de supprimer les vibrations. Peu de mauvaises réponses.
6 - Peut on rapporter des pneus usagés ?
La récupération des pneus usagés est une obligation légale depuis le décret
de 2002.
Les vendeurs ont répondu oui, mais 3 d'entre eux accepteraient la reprise sous
condition d'achat (refus déguisé).
Les prix
Les vendeurs ont été jugés aimables dans l'ensemble, mais le montant du
devis n'a été donné souvent qu'oralement.
Parmi les 7 devis obtenus, 2 ne correspondaient pas à la demande, soit la référence
du pneu ne convenait pas, soit c'est un devis pour une autre marque de pneu
avec pour information, l'indication du prix d'un train de pneus Michelin selon
référence (53 € plus cher).
Consommateur Briard n° 59, juin 2007
Que Choisir N°446 (mars 2007) publie un test pneus.
Acompte
remboursé
Le 08/01/2005,
Melle L. a commandé un véhicule chez un concessionnaire du 93 et versé un acompte
de 2.000 €. Pour financer cet achat elle a consulté les services financiers
de C., mais a renoncé voyant le montant des mensualités.
Melle L. a fait savoir au vendeur par LR/AR du 12/01/05 qu’elle renonçait à
cet achat conformément à l’article L311-1 du Code de la Consommation et demandait
le remboursement de l’acompte versé.
Le désengagement a été refusé du fait qu’elle ne produisait aucune lettre de
refus de prêt des services financiers. Le bon de commande n’indiquait pas le
mode de paiement : aucune case n’ayant été cochée.
Selon l’article L133-2 du Code de la Consommation " les clauses des
contrats proposés par les professionnels aux consommateurs ou aux non professionnels
doivent être présentées et rédigées de manière claire et compréhensible".
Selon l’article 1162 du Code Civil : " dans le doute la convention
s’interprète contre celui qui a stipulé, et en faveur de celui qui a contracté ".
Nos interventions auprès du vendeur et de la DDCCRF n’ayant pas abouti., nous
avons conseillé à notre adhérente de saisir le Tribunal d’Instance du Raincy
(93) par déclaration au Greffe.
A l’audience du 13/06/2005 la société C. qui a comparu avec son avocat a remis
à " titre commercial " à Melle L. un chèque de 2.000 €.
Par ces motifs : Le
tribunal, statuant publiquement, par jugement contradictoire et en dernier ressort,
En conclusion, vous n’êtes
pas obligé de prendre le crédit proposé par le vendeur, mais vous devez veiller
à ce que la case "" ne soit pas cochée, si vous vous adressez à un
autre organisme.
(Consommateur Briard n° 54, décembre 2005)
Vaine
précaution
Après le vol de la roue de secours de son véhicule, M. B. a fait remplacer
cette roue et installer un kit antivol sur le conseil de son garagiste. Coût
total: 189,46 €.
Quelques jours plus tard, la roue neuve a été également volée après que l’antivol
en plastique eut été cassé.
Le concessionnaire a répondu à la réclamation de son client: "n’avons pas
trouvé d’éléments susceptibles de répondre favorablement à votre demande de
remboursement…Au cas où de nouvelles difficultés surviendraient, nous ne manquerons
pas de nous référer aux éléments dont nous disposons, ils nous permettront d’analyser
la situation sous un nouvel éclairage".
(Consommateur Briard n° 53, octobre 2005)
Geste
commercial
Le véhicule de Mme B. acheté en 1998 a bien fonctionné jusqu'en 2003
quand une
annonce vocale a averti
la conductrice "Boîte de vitesse, fonctionnement de sécurité, consultez
la notice".
Mme B a demandé l'avis de son garagiste à propos d'un léger "à coup"
au démarrage. Il lui a conseillé de changer la boîte de vitesse et établi un
devis de 3300 € qui l'a surprise
vu le kilométrage du véhicule (56.000). Le service clientèle sollicité pour
une participation aux frais d'intervention sur la boîte de vitesse, a confirmé
une participation exceptionnelle de 50% de la facture à titre purement commercial.
Ce montant correspond au quart de la valeur argus de la voiture.
En cas de vice caché, la garantie légale peut s'appliquer ( art. 1641 et suivants du code civil), mais le recours à l'expertise est à envisager. Les professionnels comptent sur le découragement du consommateur face aux démarches et aux frais à engager.
Le véhicule de M. P a dû
subir des réparations importantes qui ont paru prématurées pour un diesel de
111.000 km (acheté en avril 97).
La demande de participation commerciale au règlement de la facture correspondant
au remplacement du joint de culasse et de la pompe à eau a été rejetée, considérant
qu'à ce kilométrage ces changements de pièces sur un véhicule de plus de 6 ans
font partie des réparations possibles.
L'année précédente notre intervention avait permis le remboursement du changement
de courroie de distribution à 94.000 km.
(Consommateur Briard n° 49, mai 2004)